Saint Nicolas
Nicolas est né à Patora
(ancien port de la côte méridionale romaine de Lycie – région évangélisée
par Saint Paul) vers 260.
Il devient évêque de Myre
à la demande des évêques de la région qui avaient repéré ce jeune homme sérieux,
profond et aimable.
Après, on ignore beaucoup
de choses sur sa vie (d’où les très nombreuses légendes pour tenter de
combler les vides !), ce qui est sûr c’est qu’il
a frappé par son rayonnement à tel point qu’il est vénéré tant en
Orient qu’en occident, et ce, malgré les deux grands schismes. (XIème et XVIème)
Ainsi trouvons nous même des Temples Protestants dédiés à Nicolas de Myre !
Patron des marins, de la
Russie, de la Grèce, d’Amsterdam, de New York, et bien d’autres villes
encore.
Pourquoi PATRON DES VIEUX
SALINS DE HYERES ?
Je me risque à trois hypothèses :
QUELQUES
NOMS DERIVES DE SAINT NICOLAS/
Claas – Clais – Claisse
– Clauskin – Cleis – Clesse – Cleys - Cloes – Cloex – Close –
Cloussekin – Cloussez – Cys –Clugnet – Col – Cola – Colai Colassin
– Colassin Colette – Coletus
– Colienne – Colar – Colart – Colay – Collebar – Colsonet – Klas
– Klaus – Klogges – Klos – Klosmann – Nicholas – Nick – Nickel –
Nicoette – Nicolas – Nicole – Nicolon – Nicoty – Nicoty – Nicze
Niels – Niels – Nietzsche – Niki - Nikita – Nikola - Nikolaï –
Niklaus - Nils - Nitscho – Nykar.
LE
MYRON / LA MANNE :
Dans la dévotion à Saint
Nicolas il est question dès l’origine d’un liquide décrit comme une sorte
d’huile aux vertus curatives, appelé « Myron », qui suintait de
son tombeau et que les pèlerins emportaient comme un bien précieux. La quantité
de liquide secrété se trouvait considérablement accrue par l’huile que les
fidèles apportaient en offrande, et dont une partie ne servait pas à
l’alimentation des lampes, mais était versée, par une ouverture spéciale,
dans le tombeau. Même après la translation des reliques à Bari, cette
exsudation continua, et ce jusqu’à nos jours. Sous le nom plus usuel de
« manne », on distribue chaque année, au deuxième jour des
festivités commémorant la translation, un peu du précieux liquide,
remarquable par sa limpidité, aux pèlerins présents à Bari. Certains se sont
confectionnés des récipients spécialement décorés pour contenir et
conserver cette manne qui, occasionnellement est encore à l‘origine de guérisons.
Selon certains, il semblerait que l’ancien nom de « myron » ait
son origine dans le nom du fleuve voisin de Myre, le Myros, une dénomination
qui, du fait du caractère initial et exemplaire du phénomène, fut reprise par
la suite pour désigner des manifestations analogues en d’autres lieux de pèlerinage.
Père Jean-François AUDRAIN
Curé de HYERES de 2001 à 2007
Président de l'Association des Amis de la Chapelle Saint-Nicolas des Vieux Salins