Saint Nicolas

 

Nicolas est né à Patora (ancien port de la côte méridionale romaine de Lycie – région évangélisée par Saint Paul) vers 260.

Il devient évêque de Myre à la demande des évêques de la région qui avaient repéré ce jeune homme sérieux, profond et aimable.

Après, on ignore beaucoup de choses sur sa vie (d’où les très nombreuses légendes pour tenter de combler les vides !), ce qui est sûr c’est qu’il  a frappé par son rayonnement à tel point qu’il est vénéré tant en Orient qu’en occident, et ce, malgré les deux grands schismes. (XIème et XVIème) Ainsi trouvons nous même des Temples Protestants dédiés à Nicolas de Myre !

Patron des marins, de la Russie, de la Grèce, d’Amsterdam, de New York, et bien d’autres villes encore.

Pourquoi PATRON DES VIEUX SALINS DE HYERES ?

Je me risque à trois hypothèses :

  1. parce qu’il est patron de marins. On relate de nombreuses apparitions de Nicolas à des marins en détresse dont le Roi Louis IX (Saint Louis) au retour de la cinquième croisade, qui fit vœux à saint Nicolas d’une Nef en Argent pour son sanctuaire de Lorraine s’il échappait aux flots en furies ! Ce que réalisera, au nom du roi, le fidèle Joinville. C’est ce même roi saint Louis qui passe par Hyères. Entre la mer et Louis de France, les marins de Salins avaient deux bonnes raisons de se confier eux aussi à saint Nicolas !
  2. Le sel ! Saint Nicolas, averti en songe qu’un Aubergiste peu scrupuleux avait dépouillé trois jeunes qui s’en allaient étudier à Athènes avec l’intention (d’après les récits il serait passé à l’acte) de les éliminer et de les cacher dans son saloir, accouru pour les délivrer (les ressusciter ?) Et confondre le coquin !
  3. La présence de nombreux Italiens dans notre région a pu jouer en faveur de Nicolas. Très dévots de ce saint, les habitants de Bari (appartenant à l’empire Byzantin jusqu’en 1071), voyant venir le schisme d’Orient, organisèrent une flotte de trois bateaux pour aller, discrètement et par ruse, récupérer les vénérées reliques qui, depuis se trouvent dans le sud de la Péninsule.

QUELQUES NOMS DERIVES DE SAINT NICOLAS/

Claas – Clais – Claisse – Clauskin – Cleis – Clesse – Cleys - Cloes – Cloex – Close – Cloussekin – Cloussez – Cys –Clugnet – Col – Cola – Colai Colassin – Colassin  Colette – Coletus – Colienne – Colar – Colart – Colay – Collebar – Colsonet – Klas – Klaus – Klogges – Klos – Klosmann – Nicholas – Nick – Nickel – Nicoette – Nicolas – Nicole – Nicolon – Nicoty – Nicoty – Nicze Niels – Niels – Nietzsche – Niki - Nikita – Nikola - Nikolaï – Niklaus - Nils - Nitscho – Nykar.

 LE MYRON / LA MANNE :

Dans la dévotion à Saint Nicolas il est question dès l’origine d’un liquide décrit comme une sorte d’huile aux vertus curatives, appelé « Myron », qui suintait de son tombeau et que les pèlerins emportaient comme un bien précieux. La quantité de liquide secrété se trouvait considérablement accrue par l’huile que les fidèles apportaient en offrande, et dont une partie ne servait pas à l’alimentation des lampes, mais était versée, par une ouverture spéciale, dans le tombeau. Même après la translation des reliques à Bari, cette exsudation continua, et ce jusqu’à nos jours. Sous le nom plus usuel de « manne », on distribue chaque année, au deuxième jour des festivités commémorant la translation, un peu du précieux liquide, remarquable par sa limpidité, aux pèlerins présents à Bari. Certains se sont confectionnés des récipients spécialement décorés pour contenir et conserver cette manne qui, occasionnellement est encore à l‘origine de guérisons. Selon certains, il semblerait que l’ancien nom de « myron » ait son origine dans le nom du fleuve voisin de Myre, le Myros, une dénomination qui, du fait du caractère initial et exemplaire du phénomène, fut reprise par la suite pour désigner des manifestations analogues en d’autres lieux de pèlerinage.

 

Père Jean-François AUDRAIN

Curé de HYERES de 2001 à 2007

Président de l'Association des Amis de la Chapelle Saint-Nicolas des Vieux Salins